Thème pour 2018: Résister au temps?

Ce thème sera développé lors des Rencontres du Film documentaire (6,7 et 8 avril )2018, salle Stevenson à St Jean du Gard) et lors des Rencontres d’été (29 et 30 juin et 1er juillet 2018 ,à la Maison Mazel à St Jean du Gard)

Résister au temps ?

Prendre son temps, gagner du temps, perdre son temps, vivre avec son temps……

Le temps est au cœur de nos vies, il irrigue notre langage.

Temps cyclique ou linéaire,sa perception est inscrite au plus profond de notre manière de voir la vie.

On nous le prend, on l’échange, on le donne ,il s’accélère, actant de notre incapacité à le choisir emporté par le torrent de la vie « moderne ». C’est une ressource à utiliser au mieux pour certains, une fiction pour ceux qui pensent que seul le présent existe…

D’une culture à l’autre nos conception divergent, espace de projet et de mémoire pour les occidentaux, « entre moments » pour les orientaux.

Pourtant,le seul temps réel et valable pour tous est le temps biologique.

Le temps de vie d’une cellule est limité. Pas de vie s’il n’y a pas de mort !Alors,résister au temps en restant jeune ?

Les propositions du Trans humanisme , sont-elles réalistes ? légitimes ?


Temps de travail/ temps des loisirs/ temps pour ses proches/travail à temps partiel choisi ou imposé …le temps est il notre ressource ultime ?

Le temps d’une vie d’homme ou le temps de la terre ?

Faut il choisir, c’est la question que pose le rapport de l’écologie à la démocratie : nos besoins peuvent-ils être satisfaits aux dépend des générations a venir ?

Le patrimoine, la conservation :Cette sanctuarisation du passé, ce temps des pierres immobiles, ne se fait-elle pas au détriment de l’avenir ?

L’utilisation des commémorations, la construction de l’histoire, ce temps passé utilisé pour plus ou moins honnêtement agir sur le présent.

La mesure du temps : Les instruments de mesure du temps ont leur histoire et cette histoire nous parle de rapports de pouvoir, de l’usage que nous faisons de notre temps, de ce qu’on nous demande d’en faire.

Clepsydre, calendrier , clocher, montre, pointeuse, temps réel …comment prendre la mesure de nos vie si nous ne comprenons pas qui les mesure et pourquoi ?

Il y a de nombreuses manière de lire cette interrogation « Résister au temps ?» et elles nous touchent toutes.

21e Rencontres Abraham Mazel, été 2017

Après les rencontres d’été: Chaque conférence fait l’objet d’un CD qu’on peut se procurer auprès de l’association.  Il peut être envoyé par la poste (10 euros tt. compris)

Quelques photos d’ambiance:

Christophe Deroubaix ouvre les rencontres 2017.
Christophe Deroubaix ouvre les rencontres 2017.
"Parcours de migrants",un jeu de l'oie pour comprendre
« Parcours de migrants »,un jeu de l’oie pour comprendre

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Association Abraham Mazel – thème 2017: « Résister à la peur »

Le thème choisi pour l’année 2017 est « Résister à la peur ».

Ce thème sera développé , entre autres, lors des Rencontres du film documentaire (31 mars et 1, 2 avril, salle Stevenson à St Jean du Gard) et lors des Rencontres d’été (30 juin et 1,2 juillet à la Maison Mazel) .

Depuis septembre, nous préparons la programmation des films et recherchons les intervenants, conférenciers, artistes, animateurs d’ateliers… pour l’été.Voici une présentation du thème.S’il vous donne des idées, n’hésitez pas à nous les communiquer !

      La peur semble imprégner nos vies d’Occidentaux pourtant à l’abri des bombardements, des cyclones et de la grande misère.

Les médias la distillent au fil de l’actualité : peur des attentats, peur de perdre son emploi, peur des changements climatiques, peur de l’invasion numérique,de l’afflux des réfugiés, des populismes…

Et puis, il y a les vieilles peurs humaines:peur du manque d’amour, du rejet, du jugement,de l’autre, de l’inconnu, de la mort…

On pourrait encore ajouter la peur des souris et toutes les phobies qui prêtent à sourire mais sont révélatrices de ce qui nous habite.

On le sait pourtant, la peur est mauvaise conseillère.

Nous souhaitons, lors de ces rencontres 2017, identifier quelques unes de ces peurs et déconstruire leur instrumentalisation.

Il semble urgent de distinguer ceux qui « lancent des alertes », qui annoncent des catastrophes pour éviter qu’elles n’arrivent, de ceux qui suscitent les peurs pour en tirer profit, pour asseoir leur pouvoir, pour gagner des électeurs.

Conférences, films, débats, expositions, ateliers seront autant de moyens de résister à la peur.

 

Qu’est-ce qu’on risque ???

En complément, voici un beau texte de Jacques Verseils

Si toutes les Marie du monde… Continue reading

Rencontres d’été 2016: Murs et espaces nouveaux

Voilà le programme! RENC_CEVENNES_AFFICHE_2016_01
MURS ET ESPACES NOUVEAUX
20es RENCONTRES ABRAHAM MAZEL

1 | 2 | 3 JUILLET 2016
SAINT-JEAN-DU-GARD
SALLE ROBERT-LOUIS STEVENSON
ET MAISON MAZEL au HAMEAU DE FALGUIÈRES

Conférences, expositions, théâtre,  chanson :
autant de moyens d’approcher un thème terriblement actuel, de l’intime du corps au politique, de l’histoire récente à la culture, du monde aux Cévennes.
Chaque conférence est suivie d’un débat et fait l’objet d’un enregistrement sur cd disponible sur place.

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Les rencontres d’été 2015 – « L’Étranger »

Présentation du programme : Vidéo de Ch. Ugolini 

                                                                                 

vendredi 3, samedi 4, dimanche 5 juillet 2015

Salle R.L. Stevenson, Saint-Jean du Gard : le 3
Maison Mazel, hameau de Falguières, St-Jean du Gard : les 4 et 5
Renseignements: 04 66 85 33 33
Contact
et page face book
L’étranger. Qui es-tu ? Es-tu l’arraché d’une terre ? Fuis-tu persécutions ou misère? As-tu choisi ton voyage? Est-ce exil ou espoir ? Y a-t-il quelqu’un pour t’accueillir? Es-tu l’étranger pour l’éternité ?
L’étranger. Qui suis-je ? Étranger pour les autres, étranger pour moi-même, étranger en moi-même ?
Conférence, exposition, théâtre, chanson: autant de moyens d’approcher un thème vaste, de l’intime au politique, de l’histoire à la culture, de la génétique à la musique, de l’Europe aux Cévennes.
Chaque conférence est suivie d’un débat et fait l’objet d’un enregistrement disponible sur place.
Vendredi 3 juillet, salle R.L.Stevenson à St-Jean du Gard 21h, soirée inaugurale : Bertrand DICALE : « L’étranger dans la chanson française. »Notre culture populaire ne demande pas que l’on ferme les frontières et qu’on rejette à la mer les migrants. Au contraire, les chansons sont nombreuses qui, de Piaf à Cabrel et de Brassens à Bénabar, tendent la main à l’étranger. Mais cela dissimule des ambiguïtés parfois surprenantes…
B. Dicale est journaliste à France Info et auteurs de plusieurs livres sur la chanson. La conférence sera illustrée musicalement.
Samedi 4 juillet, Maison Mazel, Falguières, St-Jean du Gard.
10h, Visite de la Maison Mazel : son passé ,son présent, son avenir.
11h , André LANGANEY: « 1000 siècles de migration »
A. Langaney est généticien, professeur à l’université de Genève, jadis au Musée de l’homme. Il est aussi chroniqueur satirique.
12h, Vernissage de l’exposition de photographies de Bernard BLANGENOIS : « Étrange étranger »
B.Blangenois est écrivain et photographe en Cévennes. Son exposition sera visible tout l’été.
13h, Repas (12euros tout compris)
14h30, Table ronde autour du thème « Accueillis/accueillants en Cévennes »
Néo-cévenols, Juifs cachés pendant la guerre, réfugiés des guerres du 20e siècle: des témoignages. Modérateur : Jacques Verseils.
16h, Claire RODIER : « L’Europe est-elle en guerre contre les migrants ? »
C. Rodier est juriste au GISTI et vice-présidente de MIGREUROP.
17h30, Emmanuelle GUATTARI : « La langue étrangère, une expérience de déplacement, de la clinique de La Borde à New York ».
E. Guattari est écrivain. Fille de Félix Guattari, elle a passé son enfance à la clinique de La Borde.
Dimanche 5 juillet, Maison Mazel, Falguières, St-Jean du Gard .
10h, Visite de la Maison Mazel, son passé, son présent, son avenir.
11h, Jean François BERDAH : « Le diable en France. La tragédie des Républicains espagnols et la politique de la France (1936-1945)
J.F.Berdah est maître de conférence en histoire contemporaine de l’Europe à l’université de Toulouse.
13h, Repas (12euros tout compris)
14h, « TERRA MEMORIA » ,Chants du monde. Chorale sous la direction de Pierre De Goër.
14h30, Claire AUZIAS : « Les Roms, des étrangers ? »
C.Auzias, historienne, est spécialiste des Roms. Elle est aussi féministe et anarchiste…
16h, Claude DALBERA GEMINARD, Aminata DAO et Irénée KARFASO DOMBOUE : « L’étranger dans la culture du Burkina Faso : une approche originale pour la paix sociale et l’accomplissement de soi ».Cette conférence sera illustrée par une petite prestation théâtrale.
C. Dalbera Géminard est consultant en économie et droit de l’éducation,ancien secrétaire de « Frère des hommes »,il a beaucoup résidé au Burkina Faso.
I. Karfaso Domboué ,conteur africain d’origine burkinabé .Il enseigne l’économie à l’université de Montpellier.
A. Dao ,artiste et comédienne burkinabé vit et travaille dans la Vallée Borgne.
17h30, « Etre étranger, être étrange »Table ronde finale avec nos invités et le public. Modérateur: Eckart Birnstiel.
19h, Tout finit par des chansons : Apéro-chansons avec « Sanslesnommer », un groupe de musiciens qui vous enchantera et vous fera chanter sous les étoiles.
EXPOSITION : « CINQRONISATION » A partir du 1er juillet et pour tout l’été, les alentours de la maison accueilleront des créations et installations de cinq artistes en dialogue avec le paysage :
E. Atger, C. Bécot, B. Bertelle, A. Bugard et J.Guit.
STANDS de : Librairie Sauramps, Artisans du monde, La Cimade.
Prix d’entrée libre pour les conférences et la soirée du dimanche. L’argent servira à payer déplacements et repas des intervenants, sonorisation, affiches et programmes.
MERCI à tous les bénévoles !
Programme sous réserve de modification.
Renseignements :
<mailto »maison.mazel@gmail.com »>
04 66 85 33 33
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DOSSIER DE PRESSE
Présentation : Bertand DICALE, journaliste à France Info.
Né d’un père guadeloupéen et d’une mère auvergnate, ce diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et du Centre de formation des journalistes s’est spécialisé dans les musiques populaires et notamment la chanson française, d’une part comme journaliste de presse écrite (longtemps au Figaro, ainsi que dans diverses publications spécialisées, comme Le Monde de la musique), de radio (notamment au Fou du Roi sur France Inter et avec la chronique « Ces chansons qui font l’histoire » sur France Info) et de télévision (notamment deux documentaires sur Juliette Gréco), et d’autre part comme auteur d’ouvrages dans le domaine des cultures populaires.
Intervention : Vendredi 3 juillet à 21h, Salle Stevenson à ST Jean du Gard : « L’étranger dans la chanson française »
Notre culture populaire ne demande pas que l’on ferme les frontières et qu’on rejette à la mer les migrants. Au contraire, les chansons sont nombreuses qui, de Piaf à Cabrel et de Brassens à Bénabar, tendent la main à l’étranger. Mais cela dissimule des ambiguïtés parfois surprenantes…
dicale
Œuvres
Ecrit seul
Biographies, rétrospectives
Gréco, les vies d’une chanteuse, (JC Lattès, 2001 ) Gainsbourg en dix leçons, (Fayard,2009)
Louis de Funès, grimaces et gloire, (Grasset, 2009)
Juliette Gréco, l’invention de la femme libre, (Textuel, 2009
Brassens ?, (Flammarion – Collection POPCulture, 2011) Juliette Gréco, une vie en liberté, (Perrin, 2011) Cheikh Raymond, une histoire algérienne, (First, 2011) Louis de Funès de A à Z, (Tana, 2012 ) Jean Yanne à rebrousse-poil, (First, 2012) Autres thèmes
L’Extravagante épopée du Printemps de Bourges, (Hugo image : le Printemps de Bourges, 2007) Miscellanées de la chanson française, (Fetjaine, 2010)
Ces chansons qui font l’histoire, (Textuel/France Info, 2010)
Maudits métis, (JC Lattès, 2011)
Les chansons qui ont tout changé, (Fayard/France Info, 2011)
La Fleur au fusil, 14-18 en chansons, (Acropole/France Info-France Bleu, 2014)
Collection
La Chanson française pour les nuls, (First Éditions, 2006)
Les Années 80 pour les Nuls, (First, 2013)
En collaboration
Claude Askolovitch et Bertrand Dicale, Chemin faisant, entretien avec le Grand-Rabbin Joseph Sitruk (Flammarion, 1997)
Denis Demonpion, Bertrand Dicale et Jacques Layani, Amoureuse et rebelle : histoires d’amour et lettres inédites de Arletty, Édith Piaf, Albertine Sarrazin – Collection Anne-Marie Springer, éditées et commentées, (Textuel, 2008)
Anne Gonon et Bertrand Dicale, Oposito, l’art de la tribulation urbaine, (L’Entretemps, 2009)
Lise Lévitzky avec Bertrand Dicale, Lise et Lulu, (First, 2010)
Pascal Nègre, en collaboration avec Bertrand Dicale, Sans contrefaçon,( Fayard, 2010)
Bertrand Dicale, photos d’Hervé Tardy, New York en 50 chansons,( Tana, 2012)
• Bertrand Dicale, photos de Carène Souhy, Paris en 50 chansons, (Tana, 2012
Daniel Darc, entretiens avec Bertrand Dicale, Tout est permis, mais tout n’est pas utile, (Fayard, 2013)
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André Langaney est né en 1942. Il est généticien, professeur à l’Université de Genève, spécialiste de l’évolution et de la génétique des populations. Il a été directeur du laboratoire d’anthropologie biologique du Musée de l’homme. Il est aussi vulgarisateur et chroniqueur satirique. Il collabore à Siné Mensuel sous le pseudo. de Dédé-la-Science. Il explique qu’« il n’y a pas de marqueur génétique de la race » et que les prétendues « races humaines » ne sont donc qu’un concept culturel.[2]
André Langaney
Son blog : l’anarchronique.
Intervention : samedi 4 juillet à 11h.
Principaux livres (la plupart épuisés …)
Le sexe et l’innovation, Seuil 1987 ;
Les Hommes, Armand Colin 1988 ;
Le sauvage central, Chabaud 1991;
Tous parents, tous différents, avec A. Sanchez-M. et N. Hubert v.B., LGB, Uni. de Genève et Musée de l’Homme 1995 ;
La plus belle histoire de l’Homme avec J.Clottes, J.Guilaine et D.Simonnet, Seuil 1998 ;
La philosophie … biologique, Belin 1999 ;
L’injustice racontée à ma fille, Plon 2001 ;
Si Hippocrate voyait çà ! , avec J.Bernard et C. Lestienne, Robert Lattes 2003.
La vie en rut, avec Carali, éd de l’Enragé 2009
Ainsi va la vie, éd Sang de la terre 2012
« Mille siècles de migrations »
Contrairement aux autres grands singes, les humains préhistoriques se sont déplacés rapidement sur de très vastes territoires, très différents, en diversifiant à l’extrême leurs modes de vie et de subsistance, leurs cultures et même leurs types physiques. Ceci, au moins jusqu’à ce que le néolithique sédentarise la plus grande partie de l’espèce, aggrave la territorialité et les compétitions, de l’hypothétique « guerre du feu » à la criminelle fermeture des frontières.
« Et le singe devint con » écrivait François Cavanna…

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Poivrier n° 35 été 2008

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