« Stan et Ulysse, l’esprit inventif  » de Benjamin Hennot

 « Stan et Ulysse, l’esprit inventif » de Benjamin Hennot. 2018. 63’

En présence du réalisateur.

Salle Stevenson, 30270 St-Jean du Gard , samedi 20 octobre à 21h

Bruxelles 1940
« Stan & Ulysse , l’esprit inventif » de Benjamin Hennot

Site du film :  www.stanetulysse.com

Extraits de la presse belge :
 « Roboratif! », Imagine
« Stan & Ulysse devrait être présenté aux cours d’histoire
mais aussi de philo et de citoyenneté », La Libre Belgique
« Créatif » et « Onirique », Le Soir
« A l’image de ses protagonistes, Benjamin Hennot fait preuve
d’une belle inventivité », Cinevox
« Témoignages plein de verve, archives précieuses et…
images de western », Le Focus-Vi
« Expérimental presque abstractif »,
« Un mixage sonore hallucinant »,
« Il est fascinant de suivre les pensées du réalisateur
à partir des paroles des deux intervenants. Jamais il ne les bride
mais on peut sentir sa lutte pour les découper, les étendre, les imager.
Bref, en faire du cinéma », Cinergie

Synopsis : Bruxelles 1940. André, 16 ans, rejoint Marcel qui en compte 18. Tous deux s’engagent dans un groupe de Résistance très autonome, le Groupe D du Service Hotton, et se rebaptisent l’un Stan, l’autre Ulysse. En 1942, ils installent un maquis dans la région de Chimay et Couvin. La population les soutient, l’Occupant les craint. Et pour cause : le « sabotage und widerstandgruppe Franckson » multiplie les coups d’éclat. Attaques de locomotives, incendies de dépôts de bois-carburant, hold-up, duels au revolver, embuscades meurtrières, neutralisation de bourgmestres rexistes, coupures du câble Berlin-Paris, fusils et poudres en tous genres…

 

Thème pour 2018: Résister au temps?

Ce thème sera développé lors des Rencontres du Film documentaire (6,7 et 8 avril 2018),  salle Stevenson à St Jean du Gard) et lors des Rencontres d’été (29 et 30 juin et 1er juillet 2018 , à la Maison Mazel à St- Jean du Gard)

Résister au temps ?

Prendre son temps, gagner du temps, perdre son temps, vivre avec son temps……

Le temps est au cœur de nos vies, il irrigue notre langage.

Temps cyclique ou linéaire,sa perception est inscrite au plus profond de notre manière de voir la vie.

On nous le prend, on l’échange, on le donne, il s’accélère, actant de notre incapacité à le choisir emporté par le torrent de la vie « moderne ». C’est une ressource à utiliser au mieux pour certains, une fiction pour ceux qui pensent que seul le présent existe…

D’une culture à l’autre nos conception divergent, espace de projet et de mémoire pour les occidentaux, « entre moments » pour les orientaux.

Pourtant, le seul temps réel et valable pour tous est le temps biologique.

Le temps de vie d’une cellule est limité. Pas de vie s’il n’y a pas de mort ! Alors,résister au temps en restant jeune ?

Les propositions du Trans humanisme sont-elles réalistes ? légitimes ?


Temps de travail/ temps des loisirs/ temps pour ses proches/travail à temps partiel choisi ou imposé …le temps est il notre ressource ultime ?

Le temps d’une vie d’homme ou le temps de la terre ?

Faut il choisir, c’est la question que pose le rapport de l’écologie à la démocratie : nos besoins peuvent-ils être satisfaits aux dépend des générations a venir ?

Le patrimoine, la conservation : Cette sanctuarisation du passé, ce temps des pierres immobiles, ne se fait-elle pas au détriment de l’avenir ?

L’utilisation des commémorations, la construction de l’histoire, ce temps passé utilisé pour plus ou moins honnêtement agir sur le présent.

La mesure du temps : Les instruments de mesure du temps ont leur histoire et cette histoire nous parle de rapports de pouvoir, de l’usage que nous faisons de notre temps, de ce qu’on nous demande d’en faire.

Clepsydre, calendrier, clocher, montre,  pointeuse, temps réel …comment prendre la mesure de nos vie si nous ne comprenons pas qui les mesure et pourquoi ?

Il y a de nombreuses manière de lire cette interrogation « Résister au temps ?»  et elles nous touchent toutes.