Journées européennes du patrimoine 2017

16 et 17 septembre 2017:Journées du Patrimoine sur le thème « Jeunesse et patrimoine » à la Maison Mazel, Falguières, 30270 St Jean du Gard.Logo Cévennes Partenaire Couleur - Web (2)

 » CONSTRUISONS L’AVENIR DEBOUT  » sera le message délivré aux visiteurs de la Maison Mazel à Falguieres (St Jean du Gard), les 16 et 17 septembre prochain, par d’anciens élèves de l’Atelier mémoire du collège Racine d’Alès en présence de leur professeur d’histoire Mr Gilles Roumieux. A cette occasion, ils nous présenteront une exposition réalisée en 2015: « De la Résistance aux résistances… « .

Programme en trois parties :

1)Samedi 16 et dimanche 17 septembre: visites guidées de la maison Mazel à 11h, 15h et 17h.

Maison Mazel en Cévennes, maison vivante des Résistances

 La Maison Mazel appartient à un lieu, les Cévennes, dont la population est marquée depuis des siècles par l’esprit de résistance lors de périodes d’oppressions  économiques, politiques et religieuses, en particulier l’épisode historique de la guerre des Camisards, bien connue en Europe. Cette maison a été pendant la dernière guerre un lieu de passage vers les maquis et des enfants juifs ont été cachés dans les hameaux voisins.Elle bénéficie d’un espace naturel préservé, car située en – zone périphérique du Parc National des Cévennes,  – zone M.A.B.( Man and Biosphère), reconnue par l’UNESCO..

 Constituée en 1992  par de nombreux acteurs de la résistance à la construction du barrage de la Borie, l’association A.Mazel, laïque, met en œuvre le projet « Maison Vivante des résistances» dans la demeure historique du chef camisard (1677 /1710).Son but est de faire vivre l’actualité des valeurs de résistance et de liberté de conscience.   bandeau Mazel (737x143)

Cette maison, achetée à l’état de ruine en 1995, fait l’objet d’une réhabilitation respectueuse sous la direction de l’architecte Jean louis Roux. La visite de la maison permet une plongée dans l’histoire ancienne et récente parsemée de découvertes :un escalier secret, un four à pain, la fenêtre par où Mazel échappa aux dragons du roi…Plaque commémorative apposée sur la maison

            Elle deviendra  un centre international de recherche et d’information sur les luttes de résistance. Résistance  aux modes de développement destructeurs de la nature, des cultures,des solidarités…

Sans attendre la fin de la réhabilitation, l’association développe un programme culturel : rencontres cinématographiques, conférences-débats, expositions, casse-croûte philo…qui a concerné plus de 1000 personnes en 2017.

Une année pas trop chaude !
Une année pas trop chaude !

2)Samedi 16 et dimanche17 septembre à 15h et 17h (au rez de chaussée ) :Visites de l’exposition « De la résistance aux résistances. Vivre debout. »

De la résistance aux résistances.Vivre debout.
De la résistance aux résistances.Vivre debout.

Cette exposition sera présentée par Gilles Roumieux, animateur de l’Atelier Mémoire au collège Jean Racine et quelques élèves qui ont participé à sa réalisation.

De la Résistance aux résistances : construire l’avenir debout  est une exposition de l’atelier mémoire du collège Jean Racine d’Alès réalisée en 2015 par neuf élèves et leur professeur, elle est l’aboutissement d’un travail de deux années scolaires.

Elle présente respectivement quelques grandes figures de la résistance française et mondiale, de 1940 à aujourd’hui, les valeurs communes les réunissant malgré leur diversité et une réflexion sur la notion de résistance.

En y associant des collégiens, des lycéens et étudiants ayant participé aux projets précédents de l’atelier mémoire, des parents et grands-parents d’élèves, actuels comme anciens, elle propose des regards personnels reliant résistance et existence.

En tissant un lien mémoriel intergénérationnel, elle montre que penser par soi-même, c’est être un esprit libre qui donne la possibilité de réfléchir, d’agir et d’œuvrer à la construction d’un avenir meilleur en restant debout face aux épreuves de la vie.    

3) Samedi 16 septembre et dimanche 17 septembre(2e étage): visite libre de l’exposition des tableaux réalisés par Hugo Bernard.affiche expo Créer

Hugo Bernard est né en 1998. Il a participé au projet de l’atelier mémoire Créer c’est résister, résister c’est créer pour « en apprendre davantage sur la Résistance et pour progresser en peinture, sa passion ». Il était en classe de cinquième au collège Racine d’Alès lorsqu’il a peint les tableaux qui sont exposés dans cette salle.  Il est aujourd’hui étudiant en médecine et s’adonne à d’autres activités que la peinture.

Après les journées du patrimoine, les expositions seront visibles sur rendez-vous au 0633549769.

La Maison Mazel sera fléchée depuis les feux tricolores à St Jean du Gard.

GPS:Les Hauts de Falguières :4°07’53.3  »N et 3°53’15.8 » E.maison ,état actuel

 

 

 

 

 

Abraham Mazel-Portrait

Il y a d’abord son prénom « Abraham » comme un souffle venu des origines de notre civilisation. Et le nom Mazel, parfaitement occitan. Le lieu où l’on tue le mouton. Nom qui le place dans cette colline de Falguières surplombant le Gardon, dans cette famille humble et pauvre, lui le cardeur de laine.
C’est l’homme-prophète.
On est sans portrait de lui mais son teint se confond avec l’obscurité profonde des forêts. Son corps sera noueux, doué d’une énergie sans égale. Il n’est ni obligé d’être pur comme Rolland, ni d’être vu comme Cavalier. Il est à la fois seul, qui se retire des combats quand il veut méditer ou guérir d’une rougeole, et à la fois le frère que tous reconnaissent. Comme Géronimo il est shaman de guerre. « Piètres combattants » ainsi qu’ ils l’affirment tous deux, ils conduisent leur peuple sur une autre terre.
Encore aujourd’hui il reste inclassable, peut-être le seul irrécupérable, maintenant que le camisard fait recette. Même pour le tourisme, même pour l’association Abraham Mazel, encore moins pour l’Église protestante. Trop violent, trop exalté, trop intransigeant, trop Mazel… Et ceux qui s’en réclament, même qu’un peu et de loin,  sont exclus de tous bords. Jugé (post-mortem) comme terroriste, il est sans image, sans sépulture. Et pourtant le vent nous ramène incessamment sa présence.